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ND des Landes, Résistance symbolique

Écrit par Administrateur le . Publié dans Aménagement du territoire

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Quelles leçons tirer de ces quelques mois de la gauche au pouvoir et de la résistance à NDDL?


La droite fait parler d’elle et occupe une partie de l’espace médiatique avec sa « guerre des chefs » !; Quant au PS, il se complait dans une politique toujours plus libérale et reproduit les grandes lignes du programme de la droite : expulsion des camps de rrhoms, courbette au grands patrons, concession devant les « pigeons », et représsion violente de la contestation à NDDL. Comme pour signaler au reste de l’Europe, qu’en France comme ailleurs, la gauche au pouvoir ne cherchera pas à contraindre les forces du capital, en se pliant aux lois du marché. Sans surprise, le changement, ce n’est pas pour tout de suite.


Dans le même temps, la contestattion monte contre un projet d’aéroport qui peu à peu symbolise le pouvoir de l’argent et le mépris du peuple.

Les citoyens s’organisent dans des comités de soutiens (d’ores et déjà 150, dans toute la France et même en Europe). Des délégations de ces comités se sont rencontrées, les 15 et 16 décembre, à NDDL, pour échanger et organiser la lutte.

Que constate t’on aux regards des discussions et des expériences partagées ? Quels sont les dénominateurs communs de tous ces comités ?


Tout d’abord, qu’ils sont hétérogènes, de par les tranches d’âges représentées, de par les catégories sociales, de par les appartenances/sensibilités politiques ou non ; des individus qui les constituent, avec pour bon nombre une certaine méfiance à l’égard des institutions politiques, culturelles ou sociales.


C’est peut-être cette méfiance qui introduit et favorise l’expression de tous et les prises de décisions par tous/pour tous. Nous assistons à l’émergence de nouvelles manières de faire de la politique, qu’on pourrait qualifier de démocratie participative. ? professionnalisme???????


Vivons nous un renouveau de l’action politique, de l’implication citoyenne ?


Enfin tous ces comités qui soutiennent les opposants au projet d’aéroport, portent des revendications propres à leurs territoires, luttent ou sont prêts à lutter contre d’autres GPII (centrales nucléaires, exploration de gaz de schistes, LGV, port de plaisance) qu’on voudrait nous imposer au nom de la croissance et du développement économiques qualifié de durable, paré des atours du « capitalisme vert ». Mais les individus conscients des enjeux environnementaux auxquels nous devons faire face, ne sont pas dupes et savent que les puissances du capital n’ont que faire de l’écologie sinon d’essayer de nous faire avaler des couleuvres et c’est sans doute ce que faite de notre oppositions une lutte anti-capitaliste.


On peut aussi applaudir ici la résistance exemplaire sur la ZAD et autour, qui est réprimé par le bras armé du pouvoir, que nos dirigeants tentent de diviser et d’isoler et qui continue de tenir la zone à défendre. Sans eux, sans leurs cabanes et leurs tracteurs, sans leur courage et leur volonté, la forêt de Rohanne serait déjà en partie rasée. Sans eux, les forces de l’argent auraient mis en œuvre leurs armes de destruction massive et la contestation dont nous sommes aujourd’hui les acteurs et témoins n’aurait pu voir le jour.


C’est situation n’est pas sans rappeler les propos du sous-commandant Marcos qui, quand on lui demandait : « comment aider le mouvement zappatiste ? », répondait « Faites la même chose chez vous » .


C’est pourquoi le temps est venu de ne plus rien lâcher.


CT

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